Le plaisir de feindre

Faute de béton, les réponses manquent à l'appel, et ce qu'on recherche au fond, c'est de l'amour à la pelle et de la débauche un temps soit peu onérique. On vie juste pour quelques instants utopiques qui font copain comme cochon avec le Plaisir. Alors quitte à faire abstraction de ces questions, faisons de notre vie le plus beau des abstraits, un chef-d'oeuvre inachevé que l'on aurait jamais daigné esperer peindre...

NO FUTURE CHARLES mais NO PRESENT ET NO PAST donc un gros NO RIEN

# Enviado el domingo 17 de mayo de 2009 14:14

Ca ne sert à rien d'utiliser l'impératif quand soi-même on est pas apte à conjuguer sa vie

J'y pensais même pas, c'est une illusion, un puta** qui souffle l'affaire mais c'est la deception qui la suit qui la viole. L'idéal c'est de ne pas croire en l'argent, au destin, aux "attention passer en dessous une échelle ça porte malheur", aux " fais tourner sinon tu vas te faire agresser dans ton lit quand il fera nuit!!(minimum 15amis)" ce sont des menteurs, des sans-culottes, personne n'a 15 amis. Ne pas non plus croire une seconde à la foi salvatrice, c'est juste un moyen de se rassurer et de se persuader qu'après la mort la paix mais après la mort la décomposition. On se chauffe non plus le coeur au charbon mais à la douce mélodie d'un espoir d'indépendance tandis que des foulées de gens meurent de froid. On a le souvenir d'une enfance gateau si perdue que l'on y fait un détour, on cède à la lassitude et le souvenir sera celui de s'être trop souvenu. Alors la vie est laide comme un souvenir, belle comme l'ignorance et la fatalité d'un temps révolu. Toutes nos années se perdent car souvenir oblige, et le souvenir c'est l'emprisonnement dans la nostalgie et le regret. Des idées qui t'envoient du glaire à la tête faute de reflexion! La reflexion est d'autant plus singulière et aussi indivisible que l'infini. Alors quitte à oublier que les mots ne sont pas papiers mais idées et les emprisonner les mots entre deux lettres, pourquoi s'arrêter aux superficiels des mots. Ce sont les poètes qui embellissent les rejetons de la société injustement banis. Comment vous voyez le crapaud ? Magnifique rossignol de la boue...! Tout ce que j'écris là, ne sert strictement à rien, si ce n'est à vider la fosse commune qui me sert de cerveau, alors je vide mes mots comme on vide un lavabo, un cochon.
Ca ne sert à rien d'utiliser l'impératif quand soi-même on est pas apte à conjuguer sa vie

# Enviado el sábado 25 de abril de 2009 12:41

Modificado el martes 05 de mayo de 2009 13:05

On m'a vu dans le Vercors...

-


Le livre de la vie est le livre suprême
Qu'on ne peut ni fermer, ni rouvrir à son choix;
Le passage attachant ne s'y lit pas deux fois,
Mais le feuillet fatal se tourne de lui-même;
On voudrait revenir à la page où l'on aime
Et la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts


Lamartine

-
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el jueves 23 de abril de 2009 05:30

Modificado el jueves 23 de abril de 2009 05:44

Louise & Albert

-


T'en a mangé des alléas mais au fond elle était pas si mal la vie, la soupe à papi, du Brassens pépé, du Brassens!

-

# Enviado el jueves 23 de abril de 2009 05:11

Modificado el sábado 25 de abril de 2009 08:26

Live it up, live it up... [Magnifique!]

-


Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville, elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et, courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.
En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps. L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.
Au reveil, il était midi.


Illuminations

# Enviado el miércoles 01 de abril de 2009 16:44

Modificado el sábado 25 de abril de 2009 08:25